Mandat immobilier
En France, le mandat donné à un Agent immobilier /
négociateur immobilier, est régi par la loi 70-9 du
2 janvier 1970, le décret du 20 juillet 1972 et
l'arrêté du 15 septembre 1972.
Il existe 2 types de mandats dans l'immobilier : mandat de vente
et mandat de recherche. Pour toutes ventes immobilières
par une agence, un mandat est obligatoire (loi Hoguet). Le mandat
encadre et protège l'activité de l'agent immobilier
et du négociateur immobilier et prévoie à
l'avance sa rémunération.
Le mandat de vente :
L’agence MC Immobilier ne propose que des mandats sans
exclusivité. Ce type de mandat permet au
propriétaire de vendre par lui-même.
Il existe d’autres types de contrat :
- Le mandat exclusif est confié à un seul
professionnel. Le propriétaire ne pourra en aucun cas
confier la mise en vente de son bien immobilier à
d’autres professionnels. Ce type de mandat permet aussi au
propriétaire de vendre par lui-même, à
condition qu’il paye un montant équivalent à
la commission à l’agence.
- Le mandat co-exclusif confie la mise en vente d'un bien à
un nombre limité et connu de professionnels. Ce type de
mandat engage les propriétaires à vendre par
l’une des agences de la co-exclusivité ou à
les dédommager pour un montant équivalent à
la commission. La rémunération peut-être
répartie entre les agences sans nécessairement que
ces dernières aient finalisé la vente.
- Le mandat "semi-exclusif" confie à un seul professionnel
la mise en vente du bien immobilier. Contrairement à
l’exclusivité, le propriétaire garde la
faculté de vendre directement par lui-même. Dans ce
cas, selon l’accord passé avec le professionnel
titulaire du mandat, les honoraires peuvent être dus en
partie. En l’absence de clause et si le vendeur traite
lui-même la transaction, il peut ne devoir aucun honoraire
ni dédommagement.
L’ensemble de ses mandats sont donnés pour une
période déterminée, le plus souvent trois
mois irrévocables mais renouvelables par tacite
reconduction pour 12 à 24 mois. Ils deviennent alors
dénonciables à tout moment avec un préavis
de quinze jours par lettre recommandée avec accusé
de réception.
Le mandat de recherche
Le Mandat de recherche (ou mandat "d’acheter" ou "d'achat")
est signé entre un acquéreur (le mandant), ou un
futur locataire (le mandant), et, une ou plusieurs agences
immobilières.
L’agence immobilière ainsi mandatée devra
trouver un bien à l’achat ou à la location
correspondant aux critères de recherche définis
dans le contrat. Les honoraires seront payables par le
mandant.
Obligations
Tous les types de mandats confèrent aux mandants et aux
mandataires des droits et des obligations.
Obligations du Mandant: Fournir toutes les pièces pouvant
concourir à la bonne commercialisation de l'immeuble
(titre de propriété, plan, clé, notice
descriptive...)
Obligation du Mandataire: Mettre en œuvre toutes les
démarches nécessaires à la
réalisation de la transaction
Mentions obligatoires sur le mandat :
- noms des propriétaires (mandat de vente)
- noms des futurs acquéreurs (mandat de recherche)
- date et lieu de naissance
- désignation du bien vendu ou recherché
- prix de vente ou prix maximum pour une recherche
- honoraires (en chiffre TTC ou pourcentage TTC)
- type et la durée du mandat, ses conditions d'annulation et
ses implications.
- clauses particulières
- date
- lieu de signature du contrat
- numéro de la carte professionnelle
- montant de la garantie financière
- nom et les coordonnées de l'organisme de garantie
- nombre de mots, chiffres ou lignes rayés comme nuls
- numéro du mandat (en correspondance avec le
registre)
Il doit aussi y avoir autant de copies du mandat qu'il y a de
parties (personnes impliquées), toutes avec une signature
originale.
Pour plus de renseignements, contacter l’agence MC
Immobilier.
Compromis de vente
Le compromis de vente est le document par lequel vendeur et
acheteur conviennent d'acheter et de vendre un bien
identifié pour un prix déterminé. Il s'agit
d'un engagement ferme et définitif des 2 parties. Le
transfert de propriété sera conclu lors de la
signature de l'acte authentique chez le notaire.
La rédaction du compromis :
Il n'existe pas de formulaire préétabli et
réglementé. Peut suffire un simple document
identifiant clairement :
- l'acheteur
- le vendeur
- le bien immobilier
- son prix
- la date de vente
- et les signatures des deux parties.
L’agence MC Immobilier signe tous les compromis de vente
chez un notaire.
Outre ces informations indispensables, le compromis peut aussi
prévoir toute une série d'obligations
spécifiées par le vendeur et/ou l'acheteur, comme
par exemple la date ou le délai de paiement du bien
vendu.
Il existe une clause légale suspensive stipulant que si
l'acheteur n'obtient pas de crédit pour l'achat du bien
déterminé, le compromis est alors nul et non avenu.
Il devra alors présenter des justificatifs de refus de
prêt délivrés par les banques
consultées.
La réalisation de la vente est également
conditionnée par un certains nombres de diagnostics
techniques obligatoires à la charge du
propriétaire.
Les effets du compromis
Le vendeur et l'acheteur s'étant engagés
réciproquement, le compromis est équivalent
à une vente dont les effets vont être
retardés et soumis à des clauses suspensives
jusqu'à la signature d'un acte authentique chez le
notaire.
Si le vendeur ou l'acheteur refusent de se présenter chez
le notaire au jour dit, l'autre partie pourra saisir le tribunal
afin de faire constater la vente : on force ainsi le contractant
récalcitrant à exécuter son engagement, ce
qui permet d'opérer le transfert de
propriété du bien.
Le compromis de vente peut prévoir des indemnités
ou clauses pénales au cas où l'un des signataires
serait en défaut.
Par exemple : si la vente ne s'effectue pas du fait de
l'acheteur, l'acompte payé au vendeur lors du compromis
sera perdu pour l'acheteur. Inversement si la vente échoue
du fait du vendeur ou est retardée, l'acheteur peut
demander des pénalités.
A la signature du compromis de vente, l'acheteur paie un acompte
négocié entre 5% et 10 % du prix du bien
identifié. Le compromis comporte un délai de
rétractation de 7 jours pour l'acquéreur
uniquement, qui pourra se désister de la transaction sans
motif ni pénalités. Il récupèrera
intégralement son acompte. Les honoraires de
l’agence sont payables par l’acquéreur
à la signature de l’Acte Authentique
(définitif) chez le notaire.
Les honoraires de l’agence sont payables par
l’acquéreur à la signature de l’Acte
Authentique (définitif) chez le notaire.
Acte notarié
L’acte notarié est un document rédigé
par un notaire à la demande de son client. De par sa
nature d’officier public, le notaire, en respectant
certaines formes et normes, lui confère un
caractère officiel d’authenticité : on parle
alors d’Acte Authentique. Il peut ainsi être
utilisé comme preuve, par exemple comme titre de
propriété d’un bien.
On distingue la "minute" que le notaire est tenu de conserver
à son office et ses "reproductions" aussi appelées
"expéditions", délivrées aux clients
concernés.
Les actes notariés comportent généralement
plusieurs pages puisqu’ils doivent préciser
l’identité des personnes en cause, décrire
précisément les biens qui sont
généralement l’objet de l’acte et enfin
les clauses complètes qui devront être
respectées à cet égard.
Les minutes font partie de l’étude du notaire et
sont transmises avec elle. Les dispositions légales fixent
le délai de conservation obligatoire et les conditions de
dépôt aux Archives.
Le notaire tient parallèlement à la
rédaction des actes un ensemble de dossiers de client qui
n’ont ordinairement aucune utilité et valeur hors du
cadre de son office. Le dépôt de ces dossiers aux
Archives est cependant conseillé et pratiqué.
Quant l’Acte authentique est signé sous la
responsabilité de 2 notaires, on parle de signature en
double minutes.
Coefficient Occupation des Sols (COS)
En France, le coefficient d’occupation des sols ou COS
détermine la densité de construction admise sur une
propriété foncière en fonction de sa
superficie :
"le COS est le rapport exprimant le nombre de mètres
carrés de plancher hors œuvre nette (SHON)
susceptible d’être construit par mètre
carré de sol." (Premier alinéa de l’article R
123-10 du Code de l’urbanisme)
Exemple :
Sur un terrain de 1000m², dont le règlement
prévoit un COS maximal de 0,4 on peut construire
jusqu’à :
1000m² x 0,4 = 400m² SHON.
En zone pavillonnaire, le COS est souvent de l’ordre de 0,3
à 0,5 tandis qu’il dépasse rapidement 1
lorsque l’on se rapproche du centre.
La règle dite du « COS de fait » permet de
reconstruire un bâtiment à l’identique
même si sa densité dépasse la norme
fixée par le COS. Cette règle vise à
encourager les opérations de rénovation sur les
bâtiments existants.
Diagnostics techniques
Si vous vendez votre bien immobilier, vous serez tenus
d’effectuer à votre charge un certain nombre de
contrôles obligatoires qui vous sont imposés suivant
la nature de votre bien et son ancienneté. Vous devrez
fournir au Notaire dès la signature de votre compromis de
vente tous les documents attestant que vous avez effectué
ces contrôles. Vos futurs acquéreurs seront alors
renseignés sur différents points :
MESURAGE LOI CARREZ
La Loi Carrez du 18 décembre 1996 rend obligatoire la
mention de superficie d'un lot privatif de
copropriété lors de toute mutation de
propriétaires (contrat de vente). Elle est obligatoire
pour tous les appartements situés dans une
copropriété ou toutes maisons situées dans
un lotissement en copropriété.
Les relevés loi carrez réalisés par un
diagnostiqueur immobilier certifié, spécialement
formé à la loi carrez, garantissent l'exactitude
des informations contenu dans le certificat loi carrez et vous
exonère de tout risque juridique en favorisant la
transparence de la transaction.
Si vous omettez de réaliser ce mesurage, obligatoire
à partir de la vente d’un lot en
copropriété d’une surface supérieure
à 8m², votre acquéreur peut invoquer la
nullité de la vente dans le mois qui suit la signature de
l'Acte Authentique définitif chez le notaire.
Si la surface réelle de votre bien est inférieure
de plus de 5% de la surface mentionnée dans le contrat de
vente, l’acquéreur devenu propriétaire
dispose d’un an, à compter de la signature de
l’Acte Authentique (définitif), pour obtenir une
diminution du prix proportionnelle à la surface
manquante.
Ce certificat « Loi Carrez » est sans limite de
temps. Toutefois, si vous avez effectué des travaux
entraînant une variation de la surface initiale, une
nouvelle expertise sera nécessaire.
DIAGNOSTIC AMIANTE
Le certificateur immobilier recherche les produits contenant de
l'amiante dans les immeubles dont le permis de construire a
été délivré avant le 1er juillet
1997. Pour tous les autres immeubles récents, ce constat
n’est pas une obligation.
Le certificateur immobilier procède au repérage
systématique des matériaux suspects et
réalise les prélèvements nécessaires
à l'établissement du rapport de diagnostic amiante
qui mentionnera les résultats des analyses
effectuées obligatoirement par un laboratoire
agréé.
Depuis le 1er janvier 2002, le diagnostic amiante étendu
à l'ensemble des matériaux susceptibles de contenir
de l'amiante est obligatoire pour la démolition d'un
immeuble bâti.
Depuis le 1er septembre 2002, pour exonérer le vendeur de
la garantie des vices cachés, un constat de
présence ou d'absence d'amiante doit être joint
obligatoirement à tout acte de vente d'un immeuble
bâti.
La présence d’amiante est une condition suspensive
de vente. L’acheteur, à la lecture du constat peut
se désister de plein droit de la transaction, sans aucun
préjudice financier, ni recours, par simple lettre
recommandée destinée au notaire qui a
établit le compromis de vente.
La durée de validité du constat Amiante (Art. L.
1334-13 du code de la santé publique) est
illimitée.
DIAGNOSTIC TERMITES ou ETAT PARASITAIRE
Tout les occupants d’un bien immobilier, qu’ils
soient locataires ou propriétaires, sont obligés de
déclarer à la mairie la présence de termites
(loi du 8 juin 1999). Des zones mentionnant la présence de
termites sont ainsi définies par la préfecture.
Elle impose un diagnostic de l’état parasitaire
à tous les compromis de vente située dans ces
zones.
En cas de vente d'un immeuble bâti dans une zone
délimitée par le préfet, il est
impératif de faire procéder à la
réalisation d'un diagnostic termites à l'issu
duquel l'expert établira un état parasitaire. La
réalisation d'un diagnostic termites par un expert permet
de déterminer si le bien vendu est infesté ou non
par les termites.
Une clause d'exonération de garantie pour vice
caché constitué par la présence de termites
ne pourra pas être stipulée dans l'acte authentique
de vente si un état parasitaire ne lui est pas
annexé. L'état parasitaire doit, pour ce faire,
avoir été établi depuis moins de six
mois.
La présence de termites est une condition suspensive de
vente. L’acheteur, à la lecture du constat peut se
désister de plein droit de la transaction, sans aucun
préjudice financier, ni recours, par simple lettre
recommandée destinée au notaire qui a
établit le compromis de vente.
Il arrive parfois que le constat fasse état de la
présence de parasite du type « capricornes »,
« charançons », « vrillettes » ou
autres. Ceci n’est pas une condition suspensive de vente.
Il suffit de traiter le bois pour éliminer le
problème. Ceci pourra faire l’objet d’une
négociation entre le propriétaire et le futur
acquéreur.
La durée de validité du constat Termite est de 3 mois
LE DIAGNOSTIC PLOMB
Depuis le 27 avril 2006, l'état des risques
d'accessibilité au plomb (ERAP) est remplacé par un
constat de risque d'exposition au plomb (CREP) communément
appelé diagnostic plomb.
Sur l'ensemble du territoire français le
propriétaire a obligation d'effectuer le diagnostic plomb
pour tout immeuble à usage d'habitation construit avant le
1er janvier 1949 :
Lors de la vente de l'immeuble
Dans les parties à usage commun d'un immeuble collectif
affecté en tout ou partie à l'habitation où
sont prévus des travaux susceptibles de provoquer
l'altération substantielle des revêtements
Avant le 11 août 2008, dans ces mêmes parties
communes, sans conditions de travaux
A partir du 11 août 2008, le CREP devra être
annexée à tout nouveau contrat de location de tout
ou partie d'immeuble à usage d'habitation (article L1334-7
du Code de la Santé Publique). Il doit avoir moins de 6
ans à la date de la signature du bail, à moins
qu'un précédent CREP n'ait
révélé l'absence de plomb (article R1334-11
du Code de la Santé Publique)
Conformément à la loi, ce diagnostic plomb a une
durée de validité de 1 an.
Ce constat est
obligatoirement annexé au compromis de vente ou au bail
locatif (art. L.1334-6 du Code de la Santé Publique),
à moins qu'un précédent diagnostic plomb
(CREP) n'ait révélé l'absence de plomb
(article R271-5 du Code de la Construction et de
l'Habitation).
Le protocole de réalisation du diagnostic plomb (CREP)
prévoit notamment que les mesures de concentration en
plomb soient effectuées avec un appareil portable à
fluorescence X capable d'analyser au moins la raie K du spectre
de fluorescence émis en réponse par le plomb. De
plus, le diagnostic plomb (CREP) est élargi au
repérage d'éventuels facteurs de dégradation
du bâti, afin de traiter les situations potentielles
d'habitat insalubre. Le diagnostic plomb (CREP) a pour but de
prévenir ou traiter des causes d'insalubrité
éventuellement associées. Si de tels facteurs sont
mis en évidence, il sera de la responsabilité du
Certificateur de transmettre un exemplaire du diagnostic plomb
(CREP) à la préfecture du département ou a
eu lieu le diagnostic plomb (CREP)
En revanche, après la réalisation du diagnostic
plomb, dès qu'il y a présence de peintures
dégradées contenant du plomb, le
propriétaire sera tenu d'effectuer des travaux, afin
d'éliminer le risque d'exposition au plomb.
La présence de plomb est une condition suspensive de
vente. L’acheteur, à la lecture du constat peut se
désister de plein droit de la transaction, sans aucun
préjudice financier, ni recours.
BILAN THERMIQUE - DPE
Le DPE obligatoire depuis 1er novembre 2006
Ce diagnostic fera apparaître la consommation
énergétique du bien immobilier, effectuera une
comparaison avec des situations de référence
(affichage en classe de performance énergétique et
en CO2), et fournira des recommandations et priorités sur
les travaux pour la diminuer.
Par ailleurs, une Réglementation Thermique dans l'existant
visera à obtenir des performances élevées
dans les logements qui font l'objet de travaux. Lors de la
construction ou de l'extension d'un bâtiment, le
maître d'ouvrage doit faire établir un diagnostic de
performance énergétique (DPE) par un professionnel
compétent et assuré. Il le remettra au
propriétaire au plus tard le jour de la réception
de l'immeuble.
Les bâtiments non concernés par le DPE :
- Le DPE s'applique à tout bâtiment ou partie de
bâtiment existant proposé à la vente,
à l'exception des bâtiments suivants :
- constructions provisoires de deux ans ou moins
- lieux de culte
- bâtiments à usage principal industriel ou agricole
ou artisanal
- bâtiments indépendants de moins de 50m2 de SHOB
- monuments historiques
- Bâtiments pourvus d'un mode commun de chauffage ou de
production d'eau chaude.
Le propriétaire des équipements communs de
chauffage, d'eau chaude des locaux, son mandataire ou le syndicat
des copropriétaires, fournit à tout
propriétaire faisant réaliser un diagnostic de
performance énergétique (DPE) les
éléments suivants :
- L'indication des énergies utilisées et une
description des systèmes communs de chauffage, de
production d'eau chaude sanitaire des locaux, y compris les
équipements utilisant des énergies d'origine
renouvelable produites par des équipements
installés à demeure
- Par type d'énergie, la moyenne annuelle des
quantités d'énergies finales consommées par
le dispositif commun de chauffage, de production d'eau chaude
sanitaire des locaux, pour l'ensemble du bâtiment ; ces
quantités sont calculées sur la base de la moyenne
des trois dernières années précédant
le diagnostic, ou sur la moyenne des trois derniers exercices
approuvés ou, à défaut, sur la durée
effective de fourniture de chauffage ou d'eau chaude au
bâtiment concerné pendant les trois années
précédant le diagnostic. Les informations
données sur les quantités d'énergies le sont
dans l'unité énergétique qui a
présidé à leur achat
- Les coefficients de répartition des charges de chauffage
et de production d'eau chaude sanitaire appliqués au
lot
Le DPE n’est pas une condition suspensive de vente. Il n'a
qu'une valeur informative et l'acquéreur ou le locataire
ne peut se prévaloir des informations contenues dans ce
diagnostic à l'encontre du propriétaire.
DIAGNOSTIC ELECTRIQUE (1er janvier 2009).
Le diagnostic électricité concerne l'ensemble des
circuits électriques de toutes tensions et natures de
courant associés en vue de l'utilisation de
l'énergie électrique. Le diagnostic
électrique s'effectue, sans déplacement de meubles
ni démontage de l'installation électrique, ni
destruction des isolants des câbles, sans couper
l'électricité.
En cas de vente de tout ou partie d'un bâtiment à
usage d'habitation, l'état de l'installation
intérieure d'électricité sera
vérifié si elle date de plus de quinze ans.
La durée de validité du diagnostic
électricité sera fixée par décret
simple modifiant le Code de la construction et de l'habitation,
elle sera portée à 3 ans en cohérence avec
l'état de l'installation intérieure de gaz.
Le diagnostic électricité est réalisé
sur l'ensemble de l'installation électrique privative des
locaux à usage d'habitation et leurs dépendances,
située en aval de l'appareil général de
commande (tableau électrique) et de protection de cette
installation électrique et jusqu'aux bornes d'alimentation
(prises électriques) des matériels d'utilisation ou
des équipements électriques alimentés par
des canalisations fixes, ou jusqu'aux socles de prises de
courant. Cependant les matériels fixes de l'installation
font l'objet de l'état de l'installation pour leur choix
et leur mise en œuvre.
Ce diagnostic électrique ne constitue pas un
contrôle de la conformité de l'installation
électrique vis-à-vis de la réglementation en
vigueur, il a un rôle informatif.
Le constat électrique n’est pas une condition
suspensive de vente. Il n'a qu'une valeur informative et
l'acquéreur ou le locataire ne peut se prévaloir
des informations contenues dans ce diagnostic à l'encontre
du propriétaire.
Ainsi en cas de constat de danger sur l'installation
électrique, il est de la responsabilité du donneur
d'ordre d'en tirer les conséquences, les diagnostiqueurs
n'étant pas habilités à intervenir sur
l'installation électrique ou son alimentation.
DIAGNOSTIC GAZ
Depuis le 1er novembre 2007 le vendeur d'un logement
équipé d'une installation intérieure au gaz
naturel datant de 15 ans ou plus devra produire un diagnostic
immobilier spécifique (diagnostic gaz) de cette
installation lors de la vente privative du bâtiment
(maison, appartement...).
Les conventions prévues par l'article L. 261-4 du code de
l'action sociale et des familles peuvent prévoir des
diagnostics permettant d'assurer la sécurité des
installations intérieures de gaz naturel et, le cas
échéant, une aide pour leur mise en
conformité.
En cas de vente d'un bien immobilier à usage d'habitation
comportant une installation intérieure de gaz naturel, la
clause d'exonération de garantie pour vice caché
prévue à l'article 1643 du code civil ne peut
être stipulée que si un diagnostic de cette
installation est annexé à l'acte authentique
constatant la réalisation de la vente.
Ce diagnostic concerne tout type d'installation et de production
individuelle d'eau chaude ou de chaleur. Il s'applique
également à l'installation des appareils de
cuissons et il repose sur quatre points suivants :
- la tuyauterie fixe
- le raccordement au gaz
- la ventilation de la pièce
- la combustion
En cas d'absence de diagnostic de conformité gaz lors de
la vente d'un logement, le vendeur encourt des sanctions civiles
(généralement la mise en conformité de
l'installation existante).
Droit de préemption
Le droit de préemption (ou Droit de
préférence) est un droit légal ou
contractuel accordé à certaines personnes
privées (locataire, fermier, indivisaire, SAFER…)
ou publiques (collectivités territoriales,
mairies…) d’acquérir un bien par
priorité à toute autre personne, lorsque le
propriétaire manifeste sa volonté de le
vendre.
La création d’un droit de préemption
résulte soit de la loi, soit d’un contrat entre les
intéressés. Il n’est par exemple pas rare, en
droit des affaires, que les statuts d’une
société prévoient un droit de
préemption sur les parts sociales ou actions de
l’entreprise au profit des associés ou des
actionnaires, afin d’éviter qu’une personne
non agréée puisse acheter une partie du capital
social.
En pratique, lorsqu’un droit de préemption existe,
le propriétaire doit notifier, préalablement
à la vente, son projet de vente au titulaire du droit de
préemption.
Le titulaire du droit de préemption a
généralement entre un et deux mois pour faire
connaitre sa réponse. A défaut de réponse
dans ce délai, il est réputé avoir
renoncé à son droit de préemption et le
propriétaire peut alors vendre son bien librement, mais
aux mêmes conditions.
Si le bénéficiaire décide de
préempter, il le fait aux conditions financières
demandées par le vendeur. Toutefois, certains droits de
préemption publics permettent au
bénéficiaire d’offrir un prix
inférieur à celui demandé par le vendeur. En
cas de désaccord persistant, le “juste prix”
est alors déterminé par une autorité
impartiale. En France, il s’agit du juge de
l’expropriation.
La SHON et la SHOB
La SHOB est la surface de l’emprise d’un
bâtiment sur tous les niveaux. Un immeuble de 100m² au
sol, élevé d’un niveau, aura pour SHOB =
2X100 = 200m²
De la surface hors œuvre brute (SHOB), il convient de faire
les déductions suivantes pour connaître la
SHON (Surface Hors Œuvre Nette) :
surfaces des combles et des sous-sols dont la hauteur sous
plafond est inférieure à 1,80m,
surfaces des toitures-terrasses, des balcons et des parties non
closes situées au RdC,
surfaces affectées à l'usage de locaux techniques
situés en sous-sol et en combles,
surfaces affectées à l'usage de cave en sous-sol
dès lors qu'il n'y a pas d'ouverture sur
l'extérieur autre que celles destinées à
l'aération,
surfaces des bâtiments ou parties des bâtiments
aménagés en vue du stationnement des
véhicules (garage),
surfaces des bâtiments affectés au logement des
récoltes, des animaux ou du matériel
agricole,
surface égale à 5 % de la SHON affectée
à l'habitation (déduction forfaitaire relative
à l'isolation des locaux),
déduction spécifique aux opérations de
réfection des immeubles d'habitation dans la limite de
5m² par logement pour des travaux tendant à
l'amélioration de l'hygiène.
déduction d'une surface forfaitaire de 5m² par
logement respectant les règles relatives à
l'accessibilité intérieure des logements aux
personnes handicapées prévues selon le cas aux
articles R. 111-18-2, R. 111-18-6, ou aux articles R. 111-18-8 et
R. 111-18-9 du code de la construction et de l'habitation.
La SHON doit être inférieure ou égale
à la superficie du terrain multipliée par le
coefficient d'occupation des sols (COS).
Société Civile Immobilière (SCI)
La SCI en quatre questions: Créer une
société pour gérer ou transmettre son
patrimoine immobilier peut présenter des avantages. Mais
attention, la société civile immobilière
n'est pas toujours la panacée. Nombre de
particuliers rêvent d'abriter des actifs dans une
société civile immobilière. Encore faut-il
bien saisir quels les avantages et les inconvénients de
cette structure. A quoi ça sert ? La société
civile immobilière (SCI) permet d'organiser la gestion et
l'utilisation d'un bien immobilier qui sera détenu par
plusieurs personnes : les associés. En fait c'est un outil
idéal pour acheter, voire gérer en commun un bien.
En dehors de l'acquisition en famille, l'achat peut être
effectué entre tiers : deux couples d'amis souhaitent
acquérir un chalet à la montagne. Afin de
fractionner l'investissement, ils se réunissent au sein
d'une SCI qui deviendra propriétaire de ce toit en
altitude.
Comment ça marche ?
Pour constituer une SCI, il faut être au moins deux. Chaque
associé doit faire des apports (immeubles ou sommes
d'argent en général). Ces apports ne sont pas
forcément égaux. Il convient d'établir des
statuts qui définiront la société, notamment
: la durée, l'objet, l'identité des
associés, le capital social. La SCI doit être
immatriculée au registre du commerce et des
sociétés. Avec ces formalités, la SCI
acquiert une personnalité morale ce qui lui permet de
détenir un patrimoine propre, indépendant de ses
associés. Mais les formalités ne se limitent pas
à la création. Pendant toute la durée de vie
de la SCI, les associés doivent respecter une certaine
discipline comptable et fiscale. D'où la
nécessité de tenir une assemblée
générale annuelle.
Quels avantages ?
Les avantages de la SCI sont essentiellement au nombre de deux
:
Maintenir un bien dans la famille. La SCI offre en effet
l'avantage de maintenir un patrimoine dans une famille. Imaginons
qu'un manoir normand se transmette de génération en
génération. Son détenteur actuel,
père de quatre enfants apporte cette
propriété de famille à une
société civile réunissant ses
héritiers. Chacun détiendra un quart des parts de
ce petit joyau. Pour qu'aucun ne vende un jour à un
"étranger", un pacte statutaire peut obliger les trois
autres enfants à racheter les parts du quatrième,
à un prix convenu à l'avance.
Cette fois, prenons l'hypothèse d'un immeuble
destiné à location et rapportant donc des revenus
à ses propriétaires (les parents). Pour transmettre
ce patrimoine à leurs enfants, sur le conseil de leur
notaire, les parents peuvent procéder à un
démembrement de propriété et apporter la
nue-propriété de l'immeuble à une SCI. Puis
ils effectueront une donation-partage des parts au profit des
enfants. Pour fixer la valeur de la nue-propriété,
on recourt au barème économique, plus avantageux
que le barème fiscal, ce qui réduit des droits de
donation. Le barème économique tient compte de
l'espérance de vie de l'usufruitier (cf. table de
mortalité officielle) et de la rentabilité du bien
faisant l'objet du démembrement.
Toujours en matière de transmission de patrimoine, le
recours à l'emprunt s'avère judicieux. " Le solde
du prêt viendra diminuer la valeur des parts pour le calcul
des droits de donation ", poursuit Me Bertrand Savouré.
Imaginons qu'une société civile emprunte 140.000
euros pour financer un bien d'une valeur de 160.000 euros. Dans
ce cas précis, "l'actif net" c'est-à-dire l'actif
brut minoré de l'emprunt, ne totalisera que 20.000 euros.
Seul ce solde sera tenu pour le calcul des droits liés
à la donation des parts.
Éviter les inconvénients de l'indivision. En outre
la constitution d'une SCI permet d'éviter l'indivision. En
possédant un bien avec plusieurs personnes (achat,
succession), on se retrouve sous le statut de l'indivision. Cela
peut être dangereux, car la moindre mésentente
risque d'entraîner de graves conflits. En effet, les
décisions importantes doivent être prises à
l'unanimité. Si elle n'est pas obtenue, la solution passe
par le tribunal. L'indivision présente un autre
inconvénient : c'est un système précaire.
Selon le principe " nul n'est tenu de rester dans l'indivision ",
un partage peut être provoqué ce qui peut conduire
à une vente du bien, dans de mauvaises conditions. Bien
sûr, il est toujours possible de créer une
convention d'indivision d'une durée de cinq ans,
renouvelable, avec la nomination d'un gérant. Mais il est
souvent préférable de choisir la SCI à
l'indivision (Lire "le Match SCI-Indivision)
Quel inconvénient ?
Ce n'est pas vraiment un inconvénient, mais plutôt
une absence d'avantage. "Contrairement à ce que les
particuliers ont tendance à penser, la détention
d'un bien immobilier au travers d'une société
civile, ne procure aucun avantage fiscal particulier, en
matière d'impôt sur le revenu. Lorsqu'elle est
imposée à l'impôt sur le revenu, la SCI est
transparente. Par conséquent, si les biens abrités
dans cette structure sont donnés en location nue, les
associés de la SCI percevront des revenus fonciers en
proportion de leur participation et taxés à
l'impôt sur le revenu.